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extrait du texte de Jean-Louis Avril (Univers des Arts) paru à l’occasion de la sortie du catalogue de Stephan Boffejon.

 

Sa peinture: ce dialogue avec la vie

 

Heureusement certains artistes tente de hisser leur oeuvre à l’aune de dimensions essentielles. BOFFEJON,  jeune artiste encore, est déjà de ceux-là.

... simplement, son oeuvre se mêle à lui et lui s’accorde à elle au rythme de sa propre respiration.

 

Dans sa destinée assez récente, BOFFEJON s’est trouvé au pied du mur, entre confusion et éblouissement face à sa quasi renaissance à la vie. L’atelier, peu à peu, est alors devenu ce lieu de confluence où sa création tend à appréhender des formes sensible ...jusqu’à l’inaccessible. Ainsi prend-il du champ avec des expériences picturales plus figurées et concentre toute ses forces vives à saisir et traduire les ondes qui l’entourent et l’animent.

 

Faire rayonner la couleur, lui donner tout son sens caché, lui inventer un vocabulaire qui soit uniquement le sien:

Ce temps de passion et d’absolu est venu ! Une passion qui s’inscrit dans l’envolée libératrice de ses critères, de son écriture, de ses couleurs, de leur pose et de leur thèmes. En fait, subrepticement, de toile en toile BOFFEJON glisse insensiblement, dérive vers son sujet premier: son atelier.

 

... Aujourd’hui moins dépendant de la  forme, il exprime surtout son affectivité par la couleur, ses rapprochements, ses ruptures. L’éclipse de l’objet est alors compensée par le lyrisme gestuel et chromatique, par son harmonie ou ses combats. La toile en cours donne suite par la grâce d’un détail d’écriture ou par un prolongement, aux développements et aux interrogations du tableau suivant.

 

Dans les secrets et les soubresauts des phrases colorées qu’il énonce, son oeuvre se délie, inlassablement relancée, elle s’enchaîne d’un « chapitre » à l’autre et raconte son histoire, ses chimères, ses espérances et certainement aussi, un peu les nôtres.

 

En conclusion, comment faire mieux que de citer ce magnifique et sensible témoignage d’Alberto GIACCOMETTI qui s’applique  si extraordinairement à Stephan BOFFEJON :

 

 

 

 

 

 

 

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